Millie Embrose – volume 3

11 décembre 2018

Millie Embrose - Angstasy portrait  Millie Embrose dessin personnalisé 12.08.2018

Sur Angstasy
★ par Etienne/Emachan le 8 décembre 2018
La fin de ma période « Millie Embrose trilogie »
Un volume plus consistant que les deux précédents. Pas plus de titres (29 au total), mais des textes plus longs. Je me suis mis spontanément à écrire des histoires plus étoffées.
Nos lucioles sans fin : des adolescents qui se quittent au petit matin, mais l’envie de ne jamais s’éloigner l’un de l’autre, l’envie de garder précieusement et pour toujours les sentiments qui sont éphémères. (J’aime bien la douceur qui s’en dégage, et qui contrebalance la violence d’autres récits).
Détective Leucémique : le vieux qu’on déteste dans le quartier, qui épie les autres et ressemble à un ogre en faisant peur aux gosses. (Une manière de mêler le négatif et le positif, car c’est ce type pourri jusqu’à la moelle qui peut éventuellement résoudre ce crime, vu qu’il observait tout par la lorgnette. Le seul espoir qui vient de là où on l’attendait le moins).
Le thème du retour à la vie, de la seconde jeunesse, de la résurrection, reviendra sur d’autres textes comme Tropical Ranger (un presque retraité, qui doit retrouver ses aptitudes de jeunesse pour survivre), Guérison Ultime  (se nourrir des plaies pour devenir plus fort), Beautiful dust (goûter à nouveau la liberté pour oublier le corps qui pourrit, récupérer son énergie au-delà des diagnostiques alarmants), notre suture nid d’amour (littéralement recoller les morceaux après une rupture ou une déception amoureuse)…
Certains scénarios vont d’avantage dans la science-fiction: Cosmodiabetic (fuir la Terre laissées aux animaux), The one cloud (avec une société en deux castes, les esclaves du nuage autour, et les riches dans la tour en son centre), Ces champs de larmes (faire du profit avec la détresse, et récolter littéralement le malheur des gens), 100% tungstène (le regard distancié d’un cyborg anciennement mis au rebut, et désormais le dernier capable de survivre dans un environnement hostile, le seul espoir pour ceux qui lui crachaient dessus)…
Recueil 3 autour de la colère, l’amertume et surtout beaucoup de titres qui évoquent la maladie, le corps qui lâche (vieillesse, excès, virus, évolution), mais la faiblesse physique et morale qui peuvent aussi avoir des avantages, devenir des armes.
L’angoisse/la colère qui vient clôturer cette trilogie, après la marginalité de « Sous X » (la différence, l’effacement), puis la violence adolescente de « Brutale Midinette ». Ce qui me préoccupait, me polluait les pensées, à ce moment-là de ma vie. On va dire ma crise de la quarantaine, même si je me sens toujours comme un ado en dedans, mais avec une certaine gravité.
Bilan: plus de matière, plus d’imagination, des textes plus variés, et surtout je voulais arriver à un volume de 150 p minimum. Quelques petits ajouts comme les pages numérotées, nom et titre sur le dos, bibliographie avec miniatures, des détails qui ne figuraient pas sur les volumes précédents où je faisais encore mes armes.
Une couverture plus simple, je voulais quitter l’imagerie « humaine » pour aller vers une représentation plus abstraite. Je ne veux pas faire comme la plupart des affiches de cinéma sur lesquelles ont voit toujours un personnage/visage en gros plan. La couverture est à l’image du livre: centrer moins sur le visuel, la part belle aux mots.
Et je finirai par dire que ce travail a été ma « pilule », mon traitement personnel auto-prescrit, pour éviter entre juin et novembre 2018 de tomber dans la déprime.
Si on me demande pourquoi j’écris, je dirais que ça m’aide à gérer le quotidien, à m’investir dans quelque chose, me concentrer, structurer ma vie, avoir un but concret, et gommer un peu ma tendance naturelle à la dépression. Travailler m’aide exprimer tout ce qui me noircit le cerveau, gommer mes humeurs sombres.
Pourquoi je publie? Car si je ne le fais pas j’ai l’impression d’avoir des boulets enchaînés à mes pieds. Tous les projets que je n’ai jamais publiés étaient assez durs à porter, avec toujours un mauvais goût d’inachevé, la sensation de ne pas pouvoir passer définitivement à autre chose. Quelque chose d’assez pesant.
Sortir mes livres en ligne m’aide à les sortir de moi pour de bon. Ensuite, si ça intéresse des gens, tant mieux. Et dans le cas contraire, j’ai quand même atteint mes objectifs, je me suis bien amusé, j’ai de bons souvenirs, ça me permet juste de me supporter au jour le jour, et c’est déjà pas mal.
En attendant la prochaine étape, parce que je sens déjà qu’après un mois à rester oisif, mon moral est dans une pente descendante vertigineuse…. ha ha (semi-triste).
La suite au prochain épisode.

angstasy recueil - couverture alternative angstasy - couverture officielle (Millie Embrose volume 3)

Couvertures alternative et officielle
www.amazon.fr/Angstasy-Millie-Embrose/dp/1731359160/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1544518828&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose

la jeune fille au gant de sang

18 octobre 2018

Brutale Midinette - la jeune fille au gant de sang (scan080)

Illustration originale scan 080 : en superposant dessin peint, squelette sombre, jeune fille peau brune, et calque par-dessus avec couleurs (cheveux noirs couette, contours au feutre mine extra-fine, gant rouge, traces de sang…).

 

Brutale Midinette - la jeune fille au gant de sang (scan098)
Brutale Midinette illustration originale scan098: version « illuminée/sainte », style icône religieuse, zone intime qui saigne tout en rayonnant d’une aura.
Direction qui n’a pas été retenue pour aller vers quelque chose de plus sombre.

 

Brutal making of 5717

Titre, nom d’auteur… Eléments d’abord créés sur ordinateur, puis imprimés pour être retravaillés sur papier (comme pour les dessins). Travail de la texture, crayon de couleur, gomme pour effacer/ternir certains endroits, lacérations à la pointe de ciseaux…

 

Millie Embrose - Brutale Midinette (couverture officielle)

Brutale Midinette couverture – version officielle
Recherche d’un rendu plus sombre, plus sale. Le rouge violent du gant qui cache son intimité et coule le long de sa cuisse: toujours présent, mais moins ouvertement coloré. Papier sali, maltraité, déchiré pour donner un aspect plus malsain, encore plus sombre.
Néanmoins le rose pâle de l’arrière plan vient contrebalancer cette noirceur et traduire le côté « romantique virginal », une touche d’espoir et d’innocence pour tempérer cette violence. La douceur qui résiste au mal.
Je tenais aussi à inscrire le titre en blanc sur le haut noir de la boxeuse, faire ressortir le nom principal, pour montrer qu’il reste quelque chose de pur au cœur de tout ça/à l’intérieur en train de se battre. Contre la mort, contre des agresseurs, ou juste les désillusions du quotidien.
Les deux mots qui s’opposent dans le titre s’affrontent aussi dans l’image.

Autres extraits, 4ème de couv, sommaire et textes ici
https://www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose/dp/1726809692/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1539226518&sr=8-2&keywords=millie+embrose+brutale.

mes uppercuts

13 octobre 2018

Je regarde tous les matchs le soir en clandestine.
Lovée bien confortablement dans le café brulant qui m’excite au fond du canapé.
Collectionner les zéros en classe pour revenir ensuite me nourrir à la frénésie des grands combats, des nuits qui me laissent K.O. à chaque fois.
Des parents qui me fliquent. Rendez-vous en série chez le dirlo.
Ces insomnies qui me frappent au tableau noir où je comate.
Avec assiduité, je découpe les articles dans les magazines sportifs, les exploits de mes héros que je range bien au creux de mon ventre. La boite en fer tendre.
J’engrange des coups terribles qui me fascinent en noir et blanc et sur l’écran, comme autant d’expériences sexuelles pour les autres adolescentes.
Ça monte entre mes jambes par la sueur et les gants, ce goût de la violence quand je me mords la langue, dans mes rêves extatiques avec eux sur le ring au petit matin fébrile.
Lessivée par le jour qui se lève et le bleu au bord des lèvres, je suis éperdument amoureuse de l’impact brutal, étalée direct en plein fantasme.
Je commence et je finis à l’ivresse de la cloche qui sonne. Pour m’abrutir toujours plus des sensations fortes qui résonnent à travers mes frissons, ma peau et ma voix qui se fracassent.
Oh j’adore ça.
Le même arrêt cardiaque de plaisir à chaque fois.

 

Brutale Midinette (par Millie Embrose)
Version numérique Kindle (0,99 euros): recueil 18 textes + 2 textes bonus, couverture couleur + portrait.
Disponible ici www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose-ebook/dp/B07J32XCNJ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1538909465&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose.

Version collector poche 13x18cm (4,22 euros): 18 textes + 8 récits bonus. Couverture couleur et Illustrations inédites (noir et blanc). Long document making of (création, anecdotes, idées inédites…)
116pages.
Disponible sur Amazon.fr https://www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose/dp/1726809692/ref=sr_1_2?ie=UTF8&qid=1539226518&sr=8-2&keywords=millie+embrose+brutale.

Millie Embrose – Brutale

8 octobre 2018

Millie Embrose brutale

Avec ma première publication, j’ai reçu mes premiers commentaires, encourageants ou (très) mitigés.
J’avais alors envie de répondre à ma manière, jouer avec ça et aborder cette phase « promotion » différemment, me mettre moins en avant. Pour sous x, j’avais beaucoup dessiné/dédicacé, trop de portraits en peu de temps,  d’où l’idée de mettre cet aspect en sourdine et flouter l’image, avec une bande noire, comme pour censurer (m’autocensurer/me museler, me forcer à rester en retrait, dans le flou).
Une jeune fille avec des traces de coups, du sang sur la lèvre (un des textes). Un  visage comme pour une arrestation, ou avis de recherche.
Et présenter les récits/thèmes de manière originale, avec cet angle d’attaque « criminel », violent.
Voilà la 4ème de couv qui en a résulté:

Nom: Millie Embrose.
Recherchée pour textes trop sombres, violence verbale, style impénétrable, abus métaphoriques de langage.
Connue pour ne jamais rester en place et changer constamment d’univers fictifs, de genre…
Multirécidiviste créative.

BRUTALE MIDINETTE
Casier judiciaire

Les faits qui lui sont reprochés:
– combat à mort contre ses frères qui ont abusé d’elle.
– utilisation excessive d’accessoires sportifs pour tuer des zombies.
– Agression port-mortem sur des kidnappeurs d’enfants.

Armes de prédilection: tout objet récupéré dans une décharge, tendance à mordre jusqu’au sang…
Signes distinctifs: collectionne les bleus, les échecs, peut parfois se faire passer pour un garçon.

Pour tout renseignement, merci de contacter les parents (impuissants), (fausses) amies proches, ses relations amoureuses (violentes), ou ses professeurs (déviants).

UN RECUEIL SUR L’ADOLESCENCE A VIF
VERSION COLLECTOR 18 textes + 8  récits bonus
Long document making of (notes, idées alternatives, articles, références…)
Illustrations inédites.

www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose-ebook/dp/B07J32XCNJ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1538909465&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose.

Brutale Midinette – visuels sales

8 octobre 2018

Brutale Midinette - visuels sales

Dessins originaux au crayon et stylo noir sur calque, avec en fond dessin identique crayon et aquarelle.
Images ensuite photographiées, scannées et imprimées en petite résolution pour faire sortir des imperfections, du grain, avec du papier froissé, déchiré, taché…
Pour donner un aspect plus malsain, plus gris, plus âpre.
Malmener les illustrations ou la couverture autant que les personnages des textes.

Extraits et couverture définitive ici
www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose-ebook/dp/B07J32XCNJ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1538909465&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose.

acte 2

7 octobre 2018

Millie Embrose brutale - acte 2

Nouveau recueil. Millie Embrose 2ème acte.
Inclus les textes:
- Mes uppercuts
- Excite the dark
- Flamme
- Face aux ordures

26 nouveaux récits sur l’adolescence à vif, la violence, les sentiments et le sang.
Version courte déjà en ligne
www.amazon.fr/Brutale-Midinette-Millie-Embrose-ebook/dp/B07J32XCNJ/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1538909465&sr=1-2&keywords=Millie+Embrose.

Version intégrale poche bientôt disponible.

Millie Embrose – entrevue flash

22 août 2018

Millie Embrose - portrait Flash

Alors qu’elle finit sa tournée promo concernant « Sous X » son premier recueil publié, et juste avant de repartir vers d’autres projets, rencontre éclair avec à la clé quelques réponses futilement essentielles:
Première histoire jamais écrite: une aventure de Batman.
Films préférés: Fucking Amal, Créatures célestes, Ed Wood, Des hommes d’honneur.
Une actrice qui t’inspire: Kate Winslet.
Des études: Bac section scientifique puis lettres modernes, niveau licence.
Groupe Favori: Depeche Mode.
Fumeuse? oui pendant 48h, où j’ai essayé tous les parfums.
Livre de chevet: La voix des ténèbres (Dean Koontz)
Journée typique: levée à toute heure, couchée à n’importe quelle heure. Mais plutôt papillon de nuit.
Un réalisateur dans ton panthéon personnel? James Cameron, le king of the world.
En mode insolite: trois jours sur 3 départements, juste pour aller chez les bouquinistes, et dormir dans la bagnole.
Vice: acheteuse compulsive. Je peux vite craquer sur des films, séries, manga. Une fois je ne me suis arrêtée après une après-midi shopping que parce que les magasins fermaient, à 22h.
Aptitude: Me débrouille bien à la scie et au marteau. Je récupère dans la rue et je retape des meubles.
Une vie amoureuse? Non, plus le temps. Trop de boulot à présent.
Dernier DVD/BLue Ray que tu as usé: La La Land, 3 fois dans la même soirée
Mot de la fin: Jamais de vacances.